Filière sésame au Burkina Faso

  • Ouaga, Cité An3
  • +226 25 00 00 00
info@interseb.org

Avez-vous des questions ?

A la Une

Burkina Faso vise près de 377 000 tonnes de sésame en 2025, portée par l’export

Burkina Faso vise près de 377 000 tonnes de sésame en 2025, portée par l’export

Le Burkina Faso s’attend à produire près de 377 000 tonnes de sésame en 2025, selon le ministère de l’Agriculture, confirmant la montée en puissance de cette filière d’exportation face au coton. 

Le Burkina Faso s’attend à produire près de 377 000 tonnes de sésame en 2025, selon le ministère de l’Agriculture, confirmant la montée en puissance de cette filière d’exportation face au coton. Le Burkina Faso anticipe une production de près de 377 000 tonnes de sésame pour la campagne 2025, selon les projections communiquées par le ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques (MARAH). Le département indique que cette prévision tient compte de l’extension des superficies et des performances enregistrées ces dernières campagnes. Le MARAH présente cette cible comme un levier pour consolider la place du sésame parmi les principales cultures de rente du pays, aux côtés du coton et de l’anacarde, dans un contexte de recherche de nouvelles sources de devises. Pour les opérateurs, cette montée en puissance confirme le basculement progressif d’une filière historiquement dominée par le coton vers un portefeuille plus diversifié de produits d’exportation. “Le sésame occupe désormais une place de choix dans les filières porteuses du pays, grâce à la forte demande sur le marché international et aux efforts des producteurs.” — Ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, Une filière d’export en pleine mutation Selon le ministère de l’Agriculture, la hausse attendue repose sur l’augmentation des superficies emblavées et sur la diffusion de pratiques culturales améliorées dans les principales zones de production que sont l’Est, le Sahel et le Centre-Nord. Les autorités rappellent que la production de sésame au Burkina Faso a connu une progression rapide au cours de la dernière décennie, portée notamment par la demande en provenance d’Asie pour la graine brute. Les projections officielles pour la période 2020-2025 évoquaient déjà un potentiel de doublement de la production de sésame, sur fond d’amélioration des rendements et d’entrée de nouveaux producteurs dans la filière. La nouvelle estimation de 377 000 tonnes pour 2025 s’inscrit dans cette trajectoire de croissance et confirme le sésame comme l’un des premiers contributeurs aux recettes d’exportation agricoles hors coton. Volatilité des prix et déficit de transformation locale Sur les marchés internationaux, la demande asiatique, notamment en Inde et en Chine, soutient les cours du sésame, mais expose aussi les producteurs burkinabè à une forte volatilité des prix d’achat au village. Les autorités burkinabè soulignent que la majeure partie de la production continue de partir à l’export sous forme de graine brute, avec un niveau de transformation locale jugé encore marginal par rapport au potentiel. Les programmes publics mettent en avant l’agrégation de la production, l’amélioration de la qualité et la promotion de petites unités de décorticage et de conditionnement, afin de capter davantage de valeur ajoutée sur place. Le ministère insiste aussi sur la nécessité de mieux organiser la collecte et la commercialisation pour limiter les pertes post-récolte et renforcer la traçabilité, devenue un critère déterminant pour certains marchés. Ce que surveillent les investisseurs Pour 2025, la prévision de 377 000 tonnes fait du Burkina Faso un fournisseur significatif de sésame sur le marché international, ce qui attire l’attention des négociants, des logisticiens et des investisseurs intéressés par des capacités de tri, de stockage et de première transformation à proximité des bassins de production. Les discussions en cours portent notamment sur la sécurisation de contrats pluriannuels entre organisations de producteurs et acheteurs, ainsi que sur le financement de l’aval (entrepôts, infrastructures de transport) pour accompagner la montée en volume. Le prochain jalon sera la validation des chiffres définitifs de la campagne 2025 par les services statistiques du MARAH, qui permettront de mesurer l’atteinte effective de la cible et d’ajuster, le cas échéant, les programmes de soutien à la filière sésame. Les acteurs de marché suivront aussi l’évolution des initiatives de transformation locale et les négociations commerciales avec les grands acheteurs asiatiques.